Agression et rapt à Vallée-Pitôt : Alfaaz Bheekhun et sa famille vivent dans la terreur

Agressé à plusieurs reprises et même enlevé une fois, Alfaaz Bheekhun,  un jeune père de famille de 21 ans, ainsi que sa famille, vivent dans la terreur à Vallée-Pitôt. En effet, lui-même sa mère et sa femme ont été agressés à maintes reprises. Ce qui étonne dans cette affaire, c’est que la police a refusé de consigner ses dépostions et ne lève pas le petit doigt pour lui venir en aide…

Selon Alfaaz Bheekhun, tout a débuté le mois dernier lorsque son voisin aurait tenté d’agresser sa mère avec une barre de fer. Alfaaz a essayé d’intervenir pour calmer les choses, en disant au voisin, « Mamou, ceki ou pe fer la pa bon. » Son voisin ne veut rien entendre et tente maintenant de s’en prendre à Alfaaz. Ce dernier a pu s’enfuir.

Un peu plus tard, environ une cinquantaine de personnes devaient débarquer chez lui. Elles vont lui intimer de sortir de chez lui pour lui parler. Alfaaz et sa mère sortent au dehors pour tenter de calmer les esprits. Mais une fois au dehors, mal leur en prend. Alfaaz et sa mère reçoivent plusieurs coups. Les vêtements de cette dernière sont même déchirés, et la maison des Bheekhun endommagé. « Nou ban dimoun misere. Zot ine kraz nou vitre, nou la lumière, in tape sabre lor la porte », se lamente Alfaaz.

Les policiers ne lui portent aucun secours

Ils se ruent au poste de police de Vallée-Pitôt. Mais une fois là-bas, le fils et sa mère vont tomber des nues lorsque les policiers vont refuser de prendre sa déclaration, et vont lui demander de partir vivre chez un proche !

Le lendemain, alors qu’Alfaaz retourne chez lui, ses agresseurs étaient aussi au rendez-vous. Ils vont l’agresser une nouvelle fois avec un gourdin. Alfaaz Bheekhun a pu s’extirper des griffes de ses agresseurs, mais il est sérieusement blessé. Un habitant de la région lui vient en aide et l’emmène au poste de police.

Les policiers de faction ne font rien pour l’emmener à l’hôpital, et lui disent d’attendre. « Mo pane gagn oken aide ek la police. Zot pa in rode amene moi lopital », relate-il, ulcéré par la tournure des évènements.

Ses agresseurs, y compris le voisin par qui tout est arrivé, déboulent à leur tour au poste de police. Sans même entendre la version d’Alfaaz Bheekhun, un policier lui met les menottes aux poignets et lui lance, « Reste la mem, ena case kont toi ». Alfaaz Bheekhun maintient que de fausses accusations ont été logées par la femme du voisin. « Li bien grave, mo kapav alle condamner avec sa », craint notre interlocuteur. Il a remué ciel et terre pour recueillir la somme de Rs 10 000 pour payer la caution après sa comparution en cour. Mais ce n’etait pas encore fini…

Pour la troisième fois, les agresseurs sont venus devant sa maison et ont insisté pour qu’il leur présente des excuses. Deux ou trois jours plus tard, quatre individus ont fait irruption chez lui et ont commencé à l’agresser. En tentant de porter secours à son mari, sa femme – qui avait son enfant d’un an avec elle – ainsi que la mère d’Alfaaz sont brutalement bousculées par les intrus.

Malgré les efforts dérisoires de la petite famille pour ne pas se laisser faire, Alfaaz Bheekhun est trainé de force par sept individus. « Tire sabre, zordi nou pou coupe li », lancent ses agresseurs. Ces deniers l’emmènent alors à la Citadelle où ils l’informent avoir ♪0té envoyés par son voisin pour le tuer. Il affirme pouvoir reconnaître quatre parmi eux.

Alfaaz Bheekhun a reçu plusieurs coups sur différentes parties du corps, mais a pu s’échapper des griffes de ses agresseurs avant de se vendre à la police. « Missié, mo la vie en danger », dit-il aux policiers de Plaine-Verte. Ces derniers lui disent qu’ils ne pourront rien faire et lui demandent de s’adresser aux les Casernes centrales. Finalement, il se rendra au poste de police de Vallée-Pitot, où il sera transporté à l’hôpital.

Depuis cette agression, Alfaaz ne parvient pas à fermer l’œil la nuit. Il craint surtout pour la sécurité des membres de sa famille, qui habitent avec lui. Il déplore l’inaction des policiers. Il maintient que la police est au courant de ce qui se trame. À plusieurs reprises, il a tenté de consigner une déposition, mais en vain.



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